XIII. — V. 11. Virgile, Géorg., II
Congesta manu prairuptis oppiiln sniis.
V. 18. Emploi magnifique du mot démon, qu’André avait remarqué plusieurs fois dans Malherbe, et dont il s'était promis de se servir. Voy. Malherbe, p. 124 et 166.
XIV. — L'édition de 1859 a joint à tort cette élégie à la précédente. Ce n’est ni le même ton ni la même pensée.
V. 3. Ce passage prouve qu’André se livrait à des essais de peinture ; les vers qui suivent trahissent aussi son goût pour la musique.
V. 8. « Un fils de Polymnie. » Un élève de la célèbre école de Naples,
190 ÉLÉGIES
A qui Naple enseigna la sublime harmonie,
A laissé pour longtemps un aiguillon vainqueur, 10
Et son chant retentit dans le fond de mon cœur.
Alors mon visage s’enflamme, et celui qui me voit me dit que ma raison a besoin d’ellébore. Mais des choses bien plus importantes... Je parcours le Forum, le sénat; j’y suis entouré d’ombres sublimes. J’entends la voix des Gracchus, etc.',. Cincinnalus, Caton, Drutus... Je vois les palais qu’ont habités Gerinanicus et sa femme-- Thraséas, Soranus, Sénécion, Rusticus. En Grèce, tous les peuples différents, chacun avec son front, son visage, sa physionomie, passent en revue devant mes yeux. Chacun est conduit par ses héros qu’il faut nommer. (Comme l’énumération d’Homère.) (*) Périssent ceux qui traitent de préjugé l’admiration pour tous ces modèles antiques, et qui ne veulent point savoir que les grandes vertus constantes et solides ne sont qu’aux lieux où vit la liberté ! Hos uiinam inter heroas tellus me prima tulisset ! (4) Si j’avais vécu dans ces temps... ; t, -,t •.
Des belles voluptés la voix enchanteresse N’aurait point entraîné mon oisive jeunesse.
dont sans doute il entendait chanter la musique sur les théâtres d'Italie, Paisiello peut-être. ; , __ ,
V. 10. Imité d'Eupolis le Comique, qui, en parlarit de Périclès ( Schol . Aristoph., Acharn., 530 et Pac., 1204), avait dit que : • '
fiovoi tüv priropu i
r o xinpov iyxartittjre rots àxpoufiivoiç.
Cette expression a souvent été remarquée; voy. Diodore de Sicile, XII, xl ; Cicéron, Brutus, IX.
(•) Homère, Iliade, II. Longue et magnifique énumération-, dont plus d’un poëte s'est inspiré. Cf. Yai. Flaccus, Ârg., VI, 33; Virgile, Énéitle, VI ; Manilius, Astron., I, 735 ; le Tasse, Ger. lib., I, xxxvi ; Milton, Par. perdu, I, les légions de Satan ; Thomson, Sais., Hiver.
(*) André cite de mémoire ; Horace, Sat., II, u, 93 :
Hos utinam inter
Heroas halum tellus me prima tulisset !
V. 12 et suiv. Voici le canevas en prose de tout ce passage : « Si j'avais vécu dans ces temps, je n'aurais point fait des Art d'aimer, des poésies molles, amoureuses ; ma Muse courtisane n'aurait point... j'aurais mené la vie d’un jeune Romain, au barreau, dans le sénat. J’aurais défendu la liberté, ou je serais mort à Utique d’un coup de poignard ! « Voy. M. de Latouche, Vallée aux loups. ,