‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 25 sur 496 · V. 152. Éd · texte numérisé non relu

V. 152. Éd

Tous juraient de périr ou vaincre les tyrans.

André a écrit jurants ; nous avons pensé qu’il était préférable d’écrire jurant selon l’usage actuel.

A LOÜIS DAVID

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De ne se point quitter que nous n’eussions des lois

Qui nous feraient libres et justes. 135

Tout un peuple, inondant jusqu’aux faîtes des toits,

De larmes, de silence, ou de confuses voix,

Applaudissait ces vœux augustes.

O jour ! jour triomphant ! jour saint ! jour immortel !

Jour le plus beau qu’ait fait luire le ciel 140

Depuis qu’au fier Clovis Bellone fut propice !

0 soleil ! ton char étonné S’arrêta. Du sommet de ton brûlant solstice Tu contemplais ce divin sacrifice !

0 jour de splendeur couronné ! 145

Tu verras nos neveux, superbes de ta gloire,

Vers toi d’un œil religieux Remonter au loin dans l’histoire.

Ton lustre impérissable, honneur de leurs aïeux,

Du dernier avenir ira percer les ombres. iso

V. 136. Sur cette image, voy. plus loin au vers 288. — Racine, Ath., 1, 1 : Le peuple saint en foule inondait les portiques.

Ce tableau rappelle le débarquement à Brindes d'Agrippine rapportant les cendres de Germanicus (Tacite, Ann., III, 1) : a Complentur... raœnia ac tecta... mœrentium turba. »

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