‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 254 sur 496 · LIVRE I. — MÉDITATIONS. - VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE I. — MÉDITATIONS. - VOYAGES

0 jours de mon printemps, jours couronnés de rose,

A votre fuite en vain un long regret s’oppose.

Beaux jours, quoique souvent obscurcis de mes pleurs.

Vous dont j’ai su jouir même au sein des douleurs,

Sur ma tête bientôt vos fleurs seront fanées; s

Hélas ! bientôt le flux des rapides années Vous aura loin de moi fait voler sans retour.

Oh ! si du moins alors je pouvais à mon tour,

Champêtre possesseur, dans mon humble chaumière Offrir à mes amis une ombre hospitalière ; 10

Voir mes lares charmés, pour les bien recevoir,

A de joyeux banquets la nuit les faire asseoir;

Et là nous souvenir, au milieu de nos fêtes,

Combien chez eux longtemps, dans leurs belles retraites,

Soit sur ces bords heurçux, opulents avec choix, ta

Où Montigny s’enfonce en ses antiques bois.

Soit où la Marne lente, en un long cercle d'iles.

Ombrage de bosquets l’herbe et les prés fertiles,

XXI. — Cette élégie est très-belle. On ne saurait trop admirer dans Chénier cette conviction profonde et inaltérable, <|uc chez l’écrivain le talent et la moralité doivent marcher de front, et qu’aucune gloire n’abso it les dérèglements du poêle.

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