‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 27 sur 496 · V. 171. Malherbe, p. 64 : Ces arrogants · texte numérisé non relu

V. 171. Malherbe, p. 64 : Ces arrogants

• i . t Dans leur honte eUserelis,

A LOUIS DAVID

CT

Bientôt ce reste même est contraint de plier.

0 raison ! divine puissance !

Ton souflle impérieux dans le même sentier Les précipite tous. Je vois le fleuve entier Rouler en paix son onde immense,

Et dans ce lit commun tous ces faibles ruisseaux Perdre jamais et leurs noms et leurs eaux.

0 France! sois heureuse entre toutes les mères.

Ne pleure plus des fils ingrats,

Qui jadis s’indignaient d’être appelés nos frères •.

Tous revenus des lointaines chimères.

La famille est toute en tes bras.

Ma s que vois-je ! ils feignaient? Aux bords de notre Seine Pourquoi ces belliqueux apprêts?

Pourquoi vers notre cité reine Ces camps, ces étrangers, ces bataillons français Traînés à conspirer au trépas de la France?

De quoi rit ce troupeau d’eunuques du palais ?

Riez, lâche et perfide engeance!

D’un roi facile et bon corrupteurs détrônés.

Riez : mais le torrent s’amasse.

V. 185. Ce mouvement rappelle l’Ode à la reine, de Gilbert, qui d • bute ainsi :

Où courent, les cheveux épars,

Ces vierges, ces épous, ces mères? etc.

Casimir Delavigne, dans Jeanne d' Arc :

D'où vient ce bruit lugubre? où courent ces guerriers? etc.

Dans Racine, Athalie , III, vu, Joad, que Dieu inspire, s’écrie : Où menez-vous ces enfants et ces femmes?

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