‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 279 sur 496 · V. 56. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 56. Éd. 1826 et

Je suis là. C’est moi seul qui, d’un transport soudain- III. — V. 1-6. Tibulle, II, vi, 19 :

Jam mata finissent leto; sed creivla vitam Spes fovet et fore cras semper ait melius.

Spcs alit agricolas, spes sulcis crédit aratis Semina, quæ magno fœnorc reddat ager.

ÉLÉGIES

Le solfiât sous la tente espère, avec la paix,

Le repos, les chansons, les danses, les banquets.

Gémissant sur le soc, le laboureur d’avance 5

Voit ses guérets chargés d’une heureuse abondance.

Moi, l’espérance amie est bien loin de mon cœur.

Tout se couvre à mes yeux d’un voile de langueur;

Des jours amers, des nuits plus amères encore.

Chaque instant est trempé du fiel qui me dévore; 10

Et je trouve partout mon âme et mes douleurs,

Le nom de Lycoris, et la honte et les pleurs.

Ingrate Lycoris ! à feindre accoutumée,

Avez-vous pu trahir qui vous a tant aimée?

Avez-vous pu trouver un passe-temps si doux r>

A déchirer un cœur qui n’adorait que vous?

Amis, pardonnez-lui ; que jamais vos injures N’osent lui reprocher ma mort et ses parjures ;

Je ne veux point pour moi que son cœur soit blessé,

Ni que pour l’outrager mon nom soit prononcé. »o

I.n même expression de credula spes se trouve aussi dans Horace, CW., IV, i. Voy. dans Ovide, Pont., I, vi, 31, la même pensée, que Ronsard, Son. pour Hélène, XVIII, a ainsi rendue :

L'espoir va soulageant l'Iioinne demy-noyé ;

L'espoir au prisonnier annonce délivrance ;

Le pauvre par l’espoir allège sa souffrance.

Dans V Anthologie grecque, voy. surtout Palladas, IX, 134.

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