V. 12. Ronsard, Eurymedon et Callirie , chant
Ah ! belle Eau-Vive, ah ! fille d’un rocher.
VI. — Voy. Parnv, le Cabinet dé toilette, Poés. érot., lit, vu. L’éditeur de Parny a heureusement rapproché de ces vers ce passage de Rousseau, Nouvelle Héloïse : <t Me voici dans ton cabinet ; me voici dans le sanctuaire de tout ce. que mon coeur adore... que ce mystérieux séjour est charmant ! tout y flatte et nourrit l'ardcurqui me dévore (')... je crois entendre le son flatteur de la voix. .. Julie, je te vois, je te sens partout. »
(*) Voilà un vers élégiaque tout fait et digne d'André Chénier. Comparez ce passage de Rousseau avec les vers 3-7 de la seizième élégie du livre I".
Ces glaces, tant de fois belles de ta présence,
Ces coussins odorants, d’aromates remplis,
Sous tes membres divins tant de fois amollis ; 5
Ces franges en festons que tes mains ont touchées ;
Ces fleurs dans les cristaux par toi-même attachées ;
L’air du soir si suave à la fin d’un beau jour,
Tout embrasait mon sang : tout mon sang est amour.
Non, plus de jeux jamais, non, jamais plus d’ivresses to N’ont chatouillé ce cœur affamé de caresses.
Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude.
O Camille ! l’amour aime la solitude.
Ce qui n’est point Camille est un ennui pour moi.
Là, seul, celui qui t’aime est encore avec toi.
Que dis-je ? Ah ! seul et loin d’une ingrate chérie, 5
Mon cœur sait se tromper. L’espoir, la rêverie,
La belle illusion la rendent à mes feux,
Mais sensible, mais tendre, et comme je la veux :
Hé ses refus d’apprêt oubliant l’artifice,
Indulgente à l’amour, sans fierté, sans caprice, 10
De son sexe cruel n’ayant que les appas.
Je la feins quelquefois attachée à mes pas ;
Je l’égare et l’entraîne en des routes secrètes ;
Absente, je la tiens en des grottes muettes...
Mais présente, à ses pieds m’attendent les rigueurs, 15
VII. — V. 14. Ainsi dans Virgile, Ên., IV, 83, Didon séparée d'Énée • .... Ilium absens ahsentcm audilquc videtque.
Voy. même livre, Élégie, XI, 39.
V. 15. Présent, que donnent les 6d. 1819 et 1833, ne doit être qu’une faute d’impression.