LIVRE II. — CAMILLE
Et, pour des songes vains, de réelles douleurs.
Camille est un besoin dont rien ne me soulage;
Rien à mes yeux n’est beau que de sa seule image.
Près d’elle, tout, comme elle, est touchant, gracieux ;
Tout est aimable et doux, et moins doux que ses yeux ; so Sur l’herbe, sur la soie, au village, à la ville,
Partout, reine ou bergère, elle est toujours Camille,
Et moi toujours l’amant trop prompt à s’enflammer.
Qu’elle outrage, qui l’aime, et veut toujours l’aimer.