‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 288 sur 496 · LIVRE II. — CAMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CAMILLE

Et, pour des songes vains, de réelles douleurs.

Camille est un besoin dont rien ne me soulage;

Rien à mes yeux n’est beau que de sa seule image.

Près d’elle, tout, comme elle, est touchant, gracieux ;

Tout est aimable et doux, et moins doux que ses yeux ; so Sur l’herbe, sur la soie, au village, à la ville,

Partout, reine ou bergère, elle est toujours Camille,

Et moi toujours l’amant trop prompt à s’enflammer.

Qu’elle outrage, qui l’aime, et veut toujours l’aimer.

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