‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 289 sur 496 · TI · texte numérisé non relu

TI

0 lignes que sa main, que son cœur a tracées !

0 nom baisé cent fois,! craintes bientôt chassées!

Oui : cette longue route et ces nouveaux séjours,

Je craignais... Mais enfin mes lettres, nos amours,

Ma mémoire, partout sont tes chères compagnes. 5

Dis vrai ! Suis-je avec toi dans ces riches campagnes Où du Rhône indompté l’Arve trouble et fangeux Vient grossir et souiller le cristal orageux?

Ta lettre se promet qu’en ces nobles rivages

Où Sénart épaissit ses immenses feuillages, 10

Des vers pleins de ton nom attendent ton retour,

Tout trempés de douceurs, de caresses, d’amour.

Heureux qui, tourmenté de flammes inquiètes,

Peut du Permesse encor visiter les retraites,

Et, loin de son amante égayant sa langueur, ir,

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