V. 68. Anacréon, XLVII
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« N’n su garder. » Inversion qu’a nécessitée la mesure du vers. André dit n’a su garder pour a su ne garder.
V. 70. « Corcyre. » C’est la Phéacie d'Homère; voy. üdijss., VI, VII.
ÉLÉGIES
Et sa bouche, au moment que je l’allais quitter,
M’a dit : « Tes vers sont doux, j’aime à les répéter. »
Si celte voix eût dit même chose à Virgile,
Abel, dans ses hameaux il eut chanté Camille, su
N’eût point cherché la palme au sommet d’Ilélicon,
Et le glaive d’Énée eût épargné Didon.
Et c’est Glycère, amis, chez qui la table est prête?
Et la belle Amélie est aussi de la fête?
Et Rose, qui jamais ne lasse les désirs,
Et dont la danse molle aiguillonne aux plaisirs?
Et sa sœur aux accents de la voix la plus rare 5
Unira, dites-vous, les sons de la guitare?
Et nous aurons Julie, au rire étincelant,
Au sein plus que l’albâtre et solide et brillant?
Certe, en pareille fête autrefois je l’ai vue,
Ses longs cheveux épars, courante, demi-nue : io
En ses bruyantes nuits Cithéron n’a jamais Vu Ménadc plus belle errer dans ses forêts.
J’y consens. Avec vous je suis prêt à m'y rendre.
Allons. Mais si Camille, ù dieux! vient à l’apprendre!
V. 79-82. Voici la même pensée dans Honsard, Am., I, lxxivi :
Si l’ccrivaiii de la grégeoise armée Eust veu les yeux qui serf me tiennent pris,
Les faits de Mars il n’eust jamais empris.
Et le duc grec fust mort sans renommée.
V. 82. On sait que Didon se tua avec le glaive d’Énée; voyez Virpiic, Én , IV, 507.
V. 4. Properce, II, xn, a dit en parlant de la démarche de Cyntbie :
El soleanl molliter ire pedes.
V, il. Éd. 1839 :
Eu ses brillantes nuits Cithéron n’a jamais.