V. 60. C’est le vœu de Tibulle, I, i
Me mca paupertas vitre traduoat inerti.
Hum meus exiguo luceat igné fm us.
Ou, brûlant sur la cendre à la fuite du jour,
Un mélèze odorant attendrait mon retour.
Une rustique épouse et soigneuse et zélée, t
Blanche (car sous l’ombrage, au sein de la vallée,
Les fureurs du soleil n’osent les outrager), es
M’offrirait le doux miel, les fruits de mon verger,
Le lait, enfant des sels de ma prairie humide,
Tantôt breuvage pur et tantôt mets solide,
En un globe fondant, sous ses mains épaissi,
En disque savoureux à la longue durci ; 70
Et cependant sa voix simple et douce et légère Me chanterait les airs que lui chantait sa mère.
Hélas ! aux lieux amers où je suis enchaîné,
Ce repos à mes jours ne fut point destiné.
J’irai : je veux jamais ne revoir ce rivage. • 75
V. 61. « La fuite du jour. » La remarque de Sénèque sur Virgile trouve ici sa place : a Numquam Yirgilius diem dicit iie, sed fugere. » V. 62. et suiv. Horace, E/iod., II, 30 :
Quod si pudica millier in partem juvet Domum atque dulces liberos,
Sahina qualis aut perusla solibus Pernicis u\or Appuli,
Sacrum vetustis exslruat Iignis focum,
Lassi sub adventuin viri ;
Claudensquc lextis cratibus lætum pecus,
Distenta siccel libéra ;
Et borna dulci vina promens dolio, .
Dapcs iuemptas apparet.
Saint-Lambert, Été :
Qu'il revient avec joie à son bunible chaumière Dès que l’astre du jour a fini sa carrière !
Qu'il trouve de saveur aux mets simples et sains Qu’une épouse attentive apprêta de scs mains !
V. 72. Les chansons des femmes de la vallée d'Iiasli se sont conservées traditionnellement. — Virgile, Gcorg., I, 293 :
Interea, longum canin solala lahorcm,
Arguto coujux percurrit pectine telas. . .
V. 73 et suiv. Mouvement très-poétique, comme dans Virgile, £<//., X, 50 et sqq. :
lbo, et, Chalcidico quæ sunl mihi condita versu