‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 353 sur 496 · SUR LA MORT D’UN ENFANT · texte numérisé non relu

SUR LA MORT D’UN ENFANT

L’innocente victime, au terrestre séjour.

N’a vu que le printemps qui lui donna le jour.

Rien n’est resté de lui qu’un nom, un vain nuage,

Un souvenir, un songe, une invisible image.

Adieu, fragile enfant échappé de nos bras; 5

Adieu, dans la maison d’où l’on ne revient pas.

I. — Y. 2. Pensée familière aux poètes. Ronsard, Am., II, Èlég. :

Du monde elle est partie au mois de son printemps.

V. 6. a Dans la maison, » expression tonte grecque; Homère, II., XXIII, 19 :

Xaî pi poi, Z> Uirpo/.it, xai etv 'Afoao Sopotuv.

Malherbe, p. 59, emploie la même expression pour désigner le ciel :

Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste Elle eût eu plus d'accueil ?

a D'où l’on ne revient pas. a Catulle, III .

Qui nunc it per iter tenebricosum Illuc, unde negant redire quemquam.

Catulle imitait Philétas de Cos, Anal., II, p. 524, in :

’Arpanb-J si; ’AtScoi

nsoia, rèv oônu ri; ivavriov y'jOi-j oSItyi;.

Cf. Euripide, llerc. fur., 2%, 429 ; Théocrite, ld., XII, 19, et l,l„ XVII,

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