‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 369 sur 496 · ENTRES · texte numérisé non relu

ENTRES

A LE BRUN

Qu’un autre soit jaloux d'illustrer sa mémoire; Moi, j’ai besoin d’aimer. Qu’ai-je besoin de gloire,

I. — Cette pièce, que les éditions précédentes ont toutes rangée dans les élégies, est nue épîtrc, où André répond aux vers que lui avait adressés I,e Brun avant son départ pour le régiment. On a toujours dit que l’épltre de I,e Brun était une réponse à celle que Chénier adresse à Le Iran et au marquis de Brazais. C’est une erreur. L'épitre de Le Brun a été écrite avant le départ d'André pour Strasbourg; car, insérée dans YAlmanacL des Muses, 1792, elle est accompagnée d'une note ainsi conçue : « Ce jeune officier, qui avait les plus grandes dispositions pour la poésie, allait rejoindre son régiment. » Et dans l’épitre, on lit ccs deux vers :

Les armes sont tes jeux : vole à nos étendards;

Les Muses te suivront sons les tentes de Mars.

En comparant l’épitre de Le Brun avec cette pièce, on verra que celle-ci est véritablement la première réponse d’André, Le Brun lui avait dit : « Apollon te vouait à l’immortalité. » Il lui avait parlé de l 'espoir d’un nom fameux, et il avait terminé ainsi ;

La gloire, et l’amitié plus douce que la gloire,

Fixeront nos destins au temple de Mémoire.

Or la gloire, voilà le thème de celle première épitre; l’amitié sera celui de la seconde, adressée « Le Brun et au marquis de Brazais.

V. i. Voici dans Horace, Od., I, vu, une forme semblable de début : Laudabunt alii claram llhodun, aut Milyleneni, etc.

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