V. 1 1 . Le Brun était ne à l’hôtel de Conti
ÉPURES
Suis ces fameux remparts et ces berceaux antiques Où, tant qu'un beau soleil éclaire de beaux jours, Mille cbars élégants promènent les amours.
Un Paris tout nouveau sur les plaines voisines S’étend, et porte au loin, jusqu’au pied des colline Un long et riche amas de temples, de palais, D’ombrages où l’été ne pénètre jamais :
C’est là son Hélicon. Là, ta course fidèle Le trouvera peut-être aux genoux d’une belle.
S’il est ainsi, respecte un moment précieux ;
Sinon, tu peux entrer; tu verras dans ses yeux, Dès qu’il aura connu que c’est moi qui t’envoie, Sourire l’indulgence et peut-être la joie. Souhaite-lui d’abord la paix, la liberté,
Les plaisirs, l’abondance et surtout la santé.
Puis apprends si, toujours ami de la nature, il s’en tient comme nous aux bosquets d’Épicure; S’il a de ses amis gardé le souvenir;
Quelle muse à présent occupe son loisir;
Si Tibulle et Vénus le couronnent de rose,
Ou si dans les déserts que le Permessc arrose,
Du vulgaire troupeau prompt à se séparer,
Aux sources de Pindaro ardent à s’enivrer,
Sa lyre fait entendre aux nymphes de la Seine Les sons audacimx de la lyre iliébaine ;
Que toujours à m’écrire il est lent à mon gré ;
Y. 31. Passage imité d’Horace, Éplt., I, in :
Quid Tilius, romans lirevi venturus in ora, Pindnrici fontis qui non eipalluil liaustus, Fastidiro iacus, et rivos ausns aporlos?
Ul valet? ul meminit noslri? lidibusne latinis Tlielianoi aplarc modos studet, auspice Mu.-a?