‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 394 sur 496 · V. 4. C'est 1 ’aurea mediocritas d’Horace · texte numérisé non relu

V. 4. C'est 1 ’aurea mediocritas d’Horace

A DE PANGE

Le banquet des amis, et quelquefois, les soirs,

Le baiser jeune çt frais d’une blanche aux yeux noirs.

11 ne faut point qu’il dompte un ascendant suprême, Opprime son génie et s’éteigne lui-même, 10

Pour user, sans honneur, et sa plume et son temps A des travaux obscurs tristement importants.

11 n’a point pour pousser sa barque vagabonde,

A se précipiter dans les Ilots du grand monde;

Il n'a point à souffrir vingt discours odieux 15

De raisonneurs méchants encor plus qu’ennuyeux,

Tels qu’en de longs détours de disputes frivoles Hurlent de vingt partis les prétentions folles,

Prêtres et gens de cour, ambitieux tyrans,

Nobles et magistrats, superbes ignorants, 20

Tous vieux usurpateurs et voraces corsaires,

Et dignes héritiers de l’esprit de nos pères.

11 n’entend point tonner le chef-d’œuvre ampoulé D’un sourcilleux rimeur au fauteuil installé.

Il ne doit point toujours déguiser ce qu’il pense, 25

Imposer à son âme un éternel silence,

Trahir la vérité pour avoir du repos,

Et feindre d’être un sot pour vivre avec les sots.

V. 9. L’ascendant est la destinée particulière qui entraîne l'individu.

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