V. 54-60. Imité de Virgile, Géorg., III
Mox tamen ardentes accingar diccre pugnas Cæsaris, et nomen fama tôt ferre peraunos Titboni prima quoi abest ab origine Cabsar.
HERMÈS
Je dirai l'Amérique à l’Europe montrée ; 55
J’irai dans cette riche et sauvage contrée Soumettre au Mançanar le vaste Maraiion.
Plus loin dans l’avenir je porterai mon nom,
Celui de cette Europe en grands exploits féconde,
Que nos jours ne sont loin des premiers jours du monde. «0
I. — André se proposait d’abord de montrer la différence qui existe entre l'homme dans l’état sauvage et dans l’état de société. 11 prend volontiers ses comparaisons dans les lois qui régissent le inonde céleste.
« Chaque individu dans l’état sauvage est un tout indépendant; dans l’état de société, il est partie du tout, il vit de la vie commune. Ainsi, dans le chaos des poetes, chaque germe, chaque élément est seul et n’obéit qu'à son poids ; mais, quand tout cela est arrangé, chacun est un tout à part, et en même temps une partie du grand tout. Chaque monde roule sur lui-même et roule aussi autour du centre. Tous ont leurs lois à part, et toutes ces lois diverses tendent à une loi commune et forment l’univers...
Mais ces soleils assis clans leur centre brûlant,
Et chacun roi d’un monde autour de lui roulant,
Ne gardent point eux-même une immobile place :
Chacun avec son monde emporté dans l’espace,
Ils cheminent eux-même . un invincible poids 5
Les courbe sous le joug d’infatigables lois,
Dont le pouvoir sacré, nécessaire, inflexible,
Leur fait poursuivre à tous un centre irrésistible. »
II. — Ici se seraient développées les idées indiquées dans son plan par une note qui trahit l’influence de J. -J. Rousseau :
« Exposé du Contrat social et des principes des gouvernements. »
III. — 11 se proposait ensuite de tracer une esquisse du progrès inoral de l’esprit humain. On verra, dans cette histoire de la civilï—
V. 57. Le Mançanar, c’est le ruisseau qui passe à Madrid ; le Maranon, c’est le fleuve des Amazon *.