V. 37. Voltaire a ce vers dans le chant I de la IJenriade
Trois pouvoirs élonnésdu nœud qui les rassemble.
POÈMES
Joint l’écaille et les flancs d’un habitant des mers.
Cet art simple et grossier nous a suffi peut-être Tant que tous nos discours n’ont su voir ni connaître Que les objets présents dans la nature épars,
Et que tout notre esprit était dans nos regards.
Mais on vit, quand vers l’homme on apprit à descendre. Quand il fallut fixer, nommer, écrire, entendre, 45
Du cœur, des passions les plus secrets détours,
Les espaces du temps ou plus longs ou plus courts,
Quel cercle étroit bornait cette antique écriture.
Plus on y mit de soins, plus incertaine, obscure,
Du sens confus et vague elle épaissit la nuit. 50
Quelque peuple à la fin, par le travail instruit.
Compte combien de riiots l’héréditaire usage A transmis jusqu’à lui pour former un langage.
Pour chacun de ces mots un signe est inventé,
Et la main qui l’entend des lèvres répété 55
Se souvient d’en tracer cette image fidèle ;
Et sitôt qu’une idée inconnue et nouvelle Grossit d’un mot nouveau ces mots déjà nombreux,
Un nouveau signe accourt s’enrôler avec eux.
C’est alors, sur des pas si faciles à suivre, 6a
Que l’esprit des humains est assuré de vivre ;
C’est alors que le fer à la pierre, aux métaux,