‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 444 sur 496 · V. 1. Catulle, XXXII, appelle Ipsithilla « me;e dcliciæ · texte numérisé non relu

V. 1. Catulle, XXXII, appelle Ipsithilla « me;e dcliciæ

POËMES

Baise la feuille aimée et la porte à son cœur.

Tout à coup de ses doigts l’aquilon ravisseur Vient, l’emporte et s’enfuit. Dieux ! il se lève, il crie,

11 voit, par le vallon, par l’air, par la prairie, 10

Fuir avec ce papier, cher soutien de scs jours,

Son âme et tout lui-même et toutes ses amours.

Il tremble de douleur, de crainte, de colère.

Dans ses yeux égarés roule une larme amère.

Il se jette en aveugle, à le suivre empressé, ig

Court, saute, vole, et l’œil sur lui toujours fixé,

Franchit torrents, buissons, rochers, pendantes cimes,

Et l’atteint, hors d’haleine, à travers les abîmes.

Viens près d’elle au matin, quand le dieu du repos Verse au mol oreiller de plus légers pavots,

Voir, sur sa couche encor du soleil ennemie,

Errer nonchalamment une main endormie,

Ses yeux prêts à s’ouvrir, et sur son teint vermeil G

Se reposer encor les ailes du sommeil.

Tout mortel se soulage à parler de ses maux.

Le suc que d’Amérique enfantent les roseaux

IV. — Ces vers avaient été classés dans les Fragments d'élégies par les précédents éditeurs Voy. Élég., II, xvnt, 13, un petit tableau semblable ; c’est, pour mieux dire, le même, traité différemment.

V. — Ces vers se trouvent dans les autres éditions parmi les Fragments d’élégies.

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