VI. — V. 9. Éd, 1826 et
Mais souvent malgré toi, sans licl et sans injure
POÈMES
Peut tourner la querelle en débat sérieux.
Oh ! trop heureuse alors si, pour fuir cet orage.
Les Grâces t’ont donné leur divin badinage,
Cet air humble et soumis de n’oser s'approcher.
D’avoir peur de ses yeux et de t’aller cacher, 20
Et de mille autres jeux l’inévitable adresse.
De mille mots plaisants l’aimable gentillesse,
Enfin tous ces détours dont le charme ingénu Force un rire amoureux vainement retenu.
11 t’embrasse, il te tient, plus que jamais il t’aime; 25 C’est ton tour maintenant de le bouder lui-même.
Loin de s’en effrayer, il rit, et mes secrets L’ont instruit des moyens de ramener la paix.
Le courroux d’un amant n'est point inexorable.
Ah ! si tu la voyais, cette belle coupable,
Rougir et s’accuser, et se justifier,
Sans implorer sa grâce et sans s’humilier,
Pourtant de l’obtenir doucement inquiète, 5
Et, les cheveux épars, immobile, muette,
Les bras, la gorge nus, en un mol abandon,