‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 60 sur 496 · V. 141-142. Iliade · texte numérisé non relu

V. 141-142. Iliade

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André emploie souvent le verbe asseoir dans le sens plus général du grec, ÏÇw, ÎÇo/iai, ifiÇoyeu, et du latin sedere, sidéré. Cf. Hésiode, Opel dies, 582, et Seul., 394; Méléagre, Anlh., VII, 196 et IX, 363 ; Virgile, Ên., VI, 206, a dit :

Sedihus optatis, geminæ super arbore sidunl.

PETITS POËMES

Sur un arbuste assise, et se console et chante.

Commençons par les dieux : Souverain Jupiter,

Soleil qui vois, entends, connais tout, et toi, mer,

Fleuves, terre, et noirs dieux des vengeances trop lentes, us Salut ! Venez à moi, de l’Olympe habitantes,

M. Boissonade, dans ses notes manuscrites, cite ces deux vers charmants d'une fable de Ginguené :

Tout l'auditoire ailé, sur les branches assis.

Riait et s’amusait de ces joyeux récits.

V. 142. « Se console, » se charme par ses chants jusqu’à l'oubli total d’elle-même. 0s/ytiv s’emploie de même (voy. Pind. , AVm. , IV, 3] , et en latin solari, consoler, a aussi la signification très-générale de « charmer par une occupation attrayante les soucis de la vie. » Virgile, Géorg., I, 293, a ce joli vers :

Interea, longum cantu solata laborem.

C’est encore notre vieille expression française, se solaeier, se divertir, rlpitetÛ ai, que l'Académie a recueillie dans son Dictionnaire. Pindare, Thrènes, fr. I, a dit : « Toi Si tpoppiyytaat zipnoototi, »

V. 143. Ce vers rappelle le début d’Aratus, Phœnom. ; t ’Ex Aiôj » et de Cicéron : a Ab Jove Musarum primordia. »Virg., Êgl., 111,00; Calpurnius, Êgl., IV, 82. — Imité d’Homère, 11., III, 270 : Zsü Ttircp, "IerjOsv pzoio jv, xOücvrr, piyton,

’Htiidç oi 7t»vt’ èpopâç xcti Ttstvr’ suzxoù jtj, xal Dorapoi xai Tata, xal ot vicssspSi xupoozaf àvflpW7tou{ tivutÔov, on; x’ iniopy.ov bpiirr,, ûjjLiîç piprupot sots, tpvXâvosT! S' ôpxta mari.

Ces vers ont inspiré plus d’un poète. Cf. Hésiode, Op. et (lies, 8. C'est dans les occasions les plus solennelles que les anciens invoquaient ainsi les puissances célestes et terrestres. Voy. YAjax de Sophocle, 830-805. Cf. Euripide, Médée, 1251, et la superbe apostrophe de Virgile, £«., VI, 2G4, aux puissances infernales.

V. 144. Homère a reproduit la même expression relative au soleil, OiIijss , XI, 109. Cf. Orphée, Encens du soleil ; Hésiode, Op. et D., 205; Virg., Enéide, IV, 607 ; Ovide, Met., 1, 769. — Segrais, Egl., I, a ce mauvais vers :

Le soleil qui voit tout et qui nous fait tout voi V. 145. Éd. 1826, 1839 :

Fleuves, terre, et noirs dieux de vengeances trop lentes.

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