V. 146-148. Iliade, II
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16 POÉSIES ASTIQUES.
Muses ! vous savez tout, vous, déesses ; et nous,
Mortels, ne savons rien qui ne vienne de vous. »
Il poursuit ; et déjà les antiques ombrages
Mollement en cadence inclinaient leurs feuillages ; iso
Et pâtres oubliant leur troupeau délaissé.
Et voyageurs quittant leur chemin commencé.
Couraient. 11 les entend, près de son jeune guide.
L’un sur l’autre pressés, tendre une oreille avide ;
Et nymphes et svlvains sortaient pour l’admirer, ir>5
Et l’écoutaient en foule, et n’osaient respirer ;
Car en de longs détours de chansons vagabondes Il enchaînait de tout les semences fécondes.
Les principes du feu, les eaux, la terre et l’air,
Les fleuves descendus du sein de Jupiter, tco
Les oracles, les arts, les cités fraternelles,
Et depuis le chaos les amours immortelles ;
D’abord le roi diviu, et l’Olympe, et les cieux,
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Cf. Hésiode, Théog., 62-63. Racine, Phèdre, IV, vi, a dit :
Les dieu* marnes, les dieux de l’Olympe habitants.