‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 66 sur 496 · V. 190. Toutes les éditions · texte numérisé non relu

V. 190. Toutes les éditions

Et puis les demi-dieux et les champs d'asphodèle,

Ce qui est une mauvaise, lecture ou une correction irréfléchie des premiers éditeurs. Nulle part dans les auteurs grecs on ne trouve, le pluriel. Iji prairie asphodèle, ou, comme André l’appelle, « le champ d'asphodèle,»

I ’àîyoSî/oî Xtipûv, était célèbre. C’est elle sans doute que désigne l’homérique Platon, dans le (joryias, c. 79, et dans la République, X, p. 614 et 616, quand il parle de la prairie, b Xu/iûv, où siègent Eaque, Minos et Rhadamanthe. C’était, dans les enfers, celle où erraient les âmes et les ombres. Homère, Odyssée, XXIV, 13 :

, . .Aîfia S' ïxovro zar’ inpoScXbv Xtipüvx ËvSstTJ vaiouit ijyjxi, sîcotXx xaposriuv.

Déjà, dans un mélancolique passage remarqué de toute l’antiquité. Odyssée, XI, 589, Homère avait représenté l'ombre d’Éacide : ■ Maxpi iStSÛTa zav’ àtfoSeX ov Xetp&tx. » On l'appelait ainsi parce que là, supposait-on, croissait l’asphodèle, àiçp oSsXoi, plante consacrée à Proserpine et aux Mânes, et qui vient en abondance sur les sépultures.

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