V. 254. Virgile, Én., II
l'enitusque cavæ plaugoribus tedes
Femineis ululant : ferit aurea sidera clamor.
OÉSIES ASTIQUES.
L’ongle frappant la terre, et les guerriers meurtris, 2î» Et les vases brisés, et l’injure, et les cris.
Ainsi le grand vieillard, en images hardies,
Déployait le tissu des saintes mélodies.
Les trois enfants, émus à son auguste aspect,
Admiraient, d’un regard de joie et de respect,
De sa bouche abonder les paroles divines.
Comme en hiver la neige aux sommets des collines.
El dans un autre passage, En., IV, 667, Virgile, employant comme André le singulier :
Lamcntis gemituqnc et femineo ululatu
Tecta frcinunt; resonat magnis plangoribus æthcr.
Éd. 1826 :
Et le bois porte au loin les hurlements des femmes.
Ed. 1859 :
Et le bois porte au loin des hurlements de fenuue.
V. '255. a L'ongle, » c’est le sabot, en latin unguia. Cet hémistiche semble un souvenir de Virgile, Enéide, VIII, 596 :
Quatil unguia canipuiu.
Le tableau de ce désordre sanglant rappelle un passage de l' Odyssée, XI, 419 :
...’A/ijpi xprirrjpx rpani^ni rf nisjdoùia; xctutS’ tvi peyipta, SàntSor S’ cEirav aly art Ùôsv.
Valérius Flaccus, Arg., I, 142, dans la description d’une des peintures du navire Argo, qui représentait ce combat :
.... Cratères mensaeque volant, aræque Deorum Poculaque, insignis veteruin lahor