‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 76 sur 496 · V. 263-265. Homère, Hymne à Apollon · texte numérisé non relu

V. 263-265. Homère, Hymne à Apollon

. ,.TH p'/t S’ âpa. ffÿtv avatç, Aïo? viô;, Ajto^/.wv, ÿop/uy/’ tv %tipta tiv àyarov x<0a/îtÇwv

xa/i xal €<pc fiièit' oi Si faeionti êitovro KpfjTti izpii I1u9m, xai tqixaniO'/ Æeiôov.

C'est aussi entouré d’une foule joyeuse et cliarmée que Jésus-Christ descendait à Jérusalem. Voy. saint Matthieu, xxi ; saint Marc, xi ; saint Luc, xix.

V. 265. « Fleurs ; » c’est le grec poétique âwroi. Pindare, Mut., VIII, 15 : « 'Hpùaiv awrot. » Sur l'usage très-élégant des mots xwtoç, «v0o;, 0xUd{, etc., consultez Kiessling ad Theocr., Idyl., XIII, 27.

V. 268. C’est le conviva Deoruni d’Horace, Od., I, xxvm. Voyez le passage du Dialogue sur les orateurs, c. xu, où Tacite parle des poètes de l'âge d’or qui étaient honorés « apud Deos, quorum... intéressé epulis lerchantur. » ....

V. 260. « Prospère, b lœtus, comme dans Virgile, hn., I, 732. Cheuier aimait celte expression. Il s’y est arrêté dans son Commentaire sur Malherbe, p. 74. — La fiction, par laquelle André termine son poème de jeux périodiques institués en l'honneur d’Homère, est conforme au génie de l'antiquité. A Ios, où était, disait-on, son tombeau, on lui sacrifiait une brebis blanche (Aulu-Gelle, III, 11) ; à Srnvme, il recevait des honneurs divins (Strabon, X, v, 1) ; Ptoléméc Philopator aussi lui dédia un temple et les Argiens l’invoquaient avec Apollon ^Ælicn,

Hist. div., IX, xv). * .

V. 270. L’art et le goût d’André percent dans les moindres détails. Ce n’est qu’au dernier vers qu’il nomme Homere, que le lecteur a re connu dès les premiers.

Page 1