‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 81 sur 496 · V. 37. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 37. Éd. 1826 et

J'aurai soin qu'on te laisse entrer sans déliance.

V. 38. C'est ainsi qu’il y a dans Fayolle. M. de Latouche avait sans doute mal lu et avait mis :

Pour la dixième fois célébrant ma naissance.

V. 43. Nous rétablissons ce vers d’après Fayolle. Toutes les éditions donnent :

Elle dit, et s'arrête, et, le cœur palpitant.

« Elle achève ces mois; » c’est encore, à l’époque d’André, l’expressioconsacrée; c’est celle de Racine dans Athalie :

Ma fille!... En achevant ces mots épouvantables.

PETITS POEMES

S’enfuit; car l’étranger sur elle, en l’écoutant,

Fixait de ses yeux creux l’attention avide. 4

Elle rentre, cherchant dans le palais splendide L’esclave près de qui toujours ses jeunes ans Trouvent un doux accueil et des soins complaisants.

Cette sage affranchie avait nourri sa mère ;

Maintenant sous des lois de vigilance austère, 50

Elle et son vieil époux au devoir rigoureux Rangent des serviteurs le cortège nombreux.

Elle la voit de loin dans le fond du portique,

Court, et posant ses mains sur ce visage antique :

« Indulgente nourrice, écoute, il faut de toi s:.

Que j’obtienne un grand bien. Ma mère, écoute-moi :

Un pauvre, un étranger, dans la misère extrême,

Gémit sur l’autre bord, mourant, affamé, blême...

Ne me décèle point. De mon père aujourd’hui

J’ai promis qu’il pourrait solliciter l’appui. 00

Fais qu'il entre; et surtout, ô mère de ma mère !

Garde que nul mortel n’insulte à sa misère.

— Oui, ma fille : chacun fera ce que tu veux.

Dit l’esclave en baisant son front et ses cheveux ;

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