‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 97 sur 496 · V. 212. Cf. Odyssée, XIX, 332; XX, 37, et jmssim · texte numérisé non relu

V. 212. Cf. Odyssée, XIX, 332; XX, 37, et jmssim

En espérant toujours il arrive à la mort. 2ir,

Dévoré de besoins, de projets, d’insomnie,

Il vieillit dans l’opprobre et dans l’ignominie.

Rebuté des humains durs, envieux, ingrats,

Il a recours aux dieux qui 11e l’entendent pas.

Toutefois ta richesse accueille mes misères ; 220

Et puisque ton cœur s’ouvre ;\ la voix des prière;,

Puisqu’il sait, ménageant le faible humilié,

D’indulgence et d’égards tempérer la pitié,

S'il est des dieux du pauvre, ô Lycus ! que ta vie

Soit un objet pour tous et d’amour et d’envie. 22:;

— Je te le dis encore, espérons, étranger.

<jue mon exemple au moins sene à t’encourager.

Des changements du sort j’ai fait l’expérience.

Toujours un même éclat 11’a point à l’indigence

Fait du riche Lycus envier le destin : 230

J’ai moi-même été pauvre et j’ai tendu la main.

Cléotas de Larisse, en ses jardins immenses,

Olfrit à mon travail de justes récompenses.

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