V. 212. Cf. Odyssée, XIX, 332; XX, 37, et jmssim
En espérant toujours il arrive à la mort. 2ir,
Dévoré de besoins, de projets, d’insomnie,
Il vieillit dans l’opprobre et dans l’ignominie.
Rebuté des humains durs, envieux, ingrats,
Il a recours aux dieux qui 11e l’entendent pas.
Toutefois ta richesse accueille mes misères ; 220
Et puisque ton cœur s’ouvre ;\ la voix des prière;,
Puisqu’il sait, ménageant le faible humilié,
D’indulgence et d’égards tempérer la pitié,
S'il est des dieux du pauvre, ô Lycus ! que ta vie
Soit un objet pour tous et d’amour et d’envie. 22:;
— Je te le dis encore, espérons, étranger.
<jue mon exemple au moins sene à t’encourager.
Des changements du sort j’ai fait l’expérience.
Toujours un même éclat 11’a point à l’indigence
Fait du riche Lycus envier le destin : 230
J’ai moi-même été pauvre et j’ai tendu la main.
Cléotas de Larisse, en ses jardins immenses,
Olfrit à mon travail de justes récompenses.