V. 137. Éd
Applaudissant ces vertu augustes.
V. 143. On sait que ce fut le 20 juin, jour du solstice d'été, que , dans la salle du Jeu de paume, les représentants jurèrent de ne point se séparer avant d’avoir achesé la constitution.
V. 150. « Du dernier avenir . » C’est Yultimus des Latins, v. p. 366.
A LOUIS DAVID
Moins belle la comète aux longs crins radieux Enflamme les nuits les plus sombres.
Que faisaient cependant les sénats séparés ?
Le front ceint d’un vaste plumage,
Ou de mitres, de croix, d'hermines décorés, 155
Que tentaient-ils d’efforts pour demeurer sacrés ?
Pour arrêter le noble ouvrage ?
Pour n’être point Français ? pour commander aux lois ?
Pour ramener ces temps de leurs exploits,
Où ces tyrans, valets sous le tyran suprême, 160
Aux cris du peuple indifférents,
Partageaient le trésor, l’État, le diadème ?
Mais l’équité dans leurs sanhédrins même Trouve des amis. Quelques grands,
Et des dignes pasteurs une troupe fidèle, 165
Par ta céleste main poussés,
Conscience, chaste immortelle,
Viennent aux vrais Français, d’attendre enfin lassés,
Se joindre, à leur orgueil abandonnant des prêtres D’opulence perdus, des nobles insensés 170
Ensevelis dans leurs ancêtres.
V. 151. Le mot crins est très-poétique employé ainsi ; Malherbe, p. 168, dit, ce que remarque André :
La discorde aux crfiu de couleuvre, b Fontaine, Fab. V, VI :
Dès que Tétbjrs chauoit Ptxebus aux rrtoi dores.
V. 160. Ce vers est la traduction exacte d'un vers d'Eschyle, Pers. 24 :
BaoiXvj; paaiXéw; ûro/oi pcydiXovi.