EPILOGUE
Et partout sur leurs bords a coupé des roseaux. Puisse-t-elle en avoir pris sur les mêmes tiges Que ces chanteurs divins, dont les doctes prestiges Ont aux fleuves charmés fait oublier leur cours, 25
Aux troupeaux l’herbe tendre, au pasteur ses amours !
De ces roseaux liés par des nœuds de fougère Elle osait composer sa flûte bocagère,
Et voulait, sous ses doigts exhalant de doux sons,
Chanter Pomone et Pan, les ruisseaux, les moissons, 30 Les vierges aux doux yeux, et les grottes muettes,
Et de l’Age d’amour les ardeurs inquiètes.