‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 159 sur 424 · V: 12. Ëd · texte numérisé non relu

V: 12. Ëd

Où de Jeune* roslrn le balsamique ombrage.

Ui ÉLÉGIES

Fuirais- tu les hameaux, ce séjour enchanté Qui rend plus séduisant l’éclat de la beauté?

L’Amour aime les champs, et les champs l’ont vu naître.

La fdle d’un pasteur, une vierge champêtre,

Dans le fond d’une rose, un matin du printemps,

Le trouva nouveau- né 30

Le sommeil entr ouvrait ses lèvres colorées.

File saisit le bout de ses ailes dorées,

L’ôta de son berceau d’une timide main,

Tout trempé de rosée, et le mit dans son sein.

Tout, mais surtout les champs sont restés son empire. 35 Là tout aime, tout plaît, tout jouit, tout soupire ;

Là de plus beaux soleils dorent l’azur des cieux ;

Là les prés, les gazons, les bois harmonieux,

De mobiles ruisseaux la colline animée,

L’âme de mille fleurs dans les zéphyrs semée ; 40

Là parmi les oiseaux l’amour vient se poser ;

Là sous les antres frais habite le baiser.

Les Muses et l’Amour ont les mêmes retraites.

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