‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 164 sur 424 · V. — V. 1 et suiv. Imité de Properce , III , l · texte numérisé non relu

V. — V. 1 et suiv. Imité de Properce , III , l

Caüimachi mânes, et Coi narra Philetr .

In v Ml rom , qttirto, me si ni te ire nnnu*.

Primas rgo ingrcdlor paro de fonte sa endos Italia per Graios orgla ferre eboro*.

Diclte, quo pariter carmen trnoastis in anlro,

Quovr pede In grossi , quamve bibistis aqu«m.

Ali f valrat, Phrcbum quirumque moratur in armis!

F.iactus tenu! pu mi a* versus rat,

Quo itie Faroa levât terra sublimis, et a me Nota coronatls Musa triuraphat equls;

Ht meeum in curru parvi veclantur a mores ,

Srripturutoque meas turba sequuta rolas.

Quid frustra rnissis in me cerlatis habenis?

Non dalur ad Musas currere lata via.

■ C’a/ limai/ ne, » né à Cyrène, en Libye, contemporain de Ptolémée Philadelphe ; les

ÉLÉGIES

.l’ose, nouveau pontife, aux antres du l'ermesse,

Mêler des chants français dans les chœurs de la Grèce. Dites en quel vallon vos écrits médités 6

Soumirent à vos vœux les plus rares beautés. Qu’aisément à ce prix un jeune cœur s’embrase !

Je n’ai point pour la gloire inquiété Pégase.

L’obscurité tranquille est plus chère à mes yeux

Que de ses favoris l’éclat laborieux. u>

Peut-être, n’écoutant qu’une jeune manie,

J’eusse aux rayons d’Homère allumé mon génie,

Et, d’un essor nouveau jusqu’à lui m’élevant,

Volé de bouche en bouche heureux et triomphant ;

M ais la tendre Elégie et sa grâce touchante 15

M’ont séduit : l’Elégie à la voix gémissante,

poètes latins ont fait do lui le plus grand éloge; ils ont, au surplus, largement puisé dans ses œuvres. Versé dans tontes les seienres de son temps, il avait composé un nombre considérable d'oinrage.s de toute sorte (voy. Ernesti, Cnit. p. 116); presque tout a péri. « Philetas , » précepteur de Ptolémée Philadclphe ; Properce, III, lu, 52, et IV, VI, 3, en parle avec admiration; cf. Théocrilc, VII, 10. — Athénée, XII, XIII, p. 652, B. nous dit quelques mots sur sa personne, et IX, xtv, p. 101, E, nous donne son épitaphe. Cf. Hésycbius de Milet.

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