‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 17 sur 424 · V. 224. Homère, Iliade , XIX · texte numérisé non relu

V. 224. Homère, Iliade , XIX

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Callimaque, Hymne à De lus, v. 175, eu parlaut de la foule des barbares : « vtçr- Scaoiv ioixÔTc;. » Et, par une image semblable, Virgile, J tnéide, V, 317 : « Eflusi niuibo si mi les. »

A LOUIS DAVID

Gérés même et sa faux s’arment pour les combats.

Sur tous ses fils jurants -d’affronter le trépas Appuyée au loin, la patrie Brave les rois jaloux, le transfuge imposteur,

Des paladins le fer gladiateur, 235

Des Zoïles verbeux l’hypocrite délire.

Salut, peuple français! ma main Tresse pour toi les fleurs que fait naître la lyre.

Reprends tes droits, rentre dans ton empire.

Par toi sous le niveau divin 240

La fière Égalité range tout devant elle.

Ton choix, de splendeur revêtu,

Fait les grands. La race mortelle Par toi lève son front si longtemps abattu.

Devant les nations, souverains légitimes, 245

Ces fronts dits souverains s’abaissent. La vertu Des honneurs aplanit les cimes..

O peuple deux fois né ! peuple vieux et nouveau !

Tronc rajeuni par les années !

Phénix sorti vivant des cendres du tombeau ! 250

El vous aussi, salut, vous, porteurs du flambeau Qui nous montra nos destinées !

Paris vous tend les bras, enfants de notre choix !

Pères d'un peuple, architectes des lois!

V. 254. « Architecte des lois. » C'est le conditor des Latins, qui disaient également condere leges et condere mania. C'est le -rixTcav des Grecs. Le Scboliaste d' Aristophane, E<f. 523, nous a conservé ce vers du poète comique Cratinus :

TtxTovtç sùxctXâpwv upvtov.

LE JEU DE PAUME

Vous qui savez fonder, d’une main ferme et sûre, 255 Pour l’homme un code solennel,

Sur tous ses premiers droits, sa charte antique et pure , Ses droits sacrés, nés avec la nature,

Contemporains de l’Éternel.

Vous avez tout dompté; nul joug ne vous arrête; 2G0 Tout obstacle est mort sous vos coups ;

Vous voilà montés sur le faîte.

Soyez prompts à fléchir sous vos devoirs jaloux. Bienfaiteurs, il vous reste un grand compte à nous rendre ;

Il vous reste à borner et les autres et vous ; 260

Il vous reste à savoir descendre.

Vos cœurs sont citoyens ; je le veux. Toutefois Vous pouvez tout : vous êtes hommes.

Hommes ! d’un homme libre écoutez donc la voix.

Ne craignez plus que vous. Magistrats, peuples, rois, 270 Citoyens, tous tant que nous sommes,

Tout mortel dans son cœur cache, même à ses yeux, L’ambition, serpent insidieux,

Arbre impur que déguise une brillante écorce.

L’empire, l’absolu pouvoir 275

Ont, pour la vertu même, une mielleuse amorce.

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