‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 171 sur 424 · V. 7. n Luisante , » Initiante par le poli, Seoir · texte numérisé non relu

V. 7. n Luisante , » Initiante par le poli, Seoir

VIII. — Dans cette élégie André enchaîne avec un art exquis une pensée d’Horace, une idylle de llion et tous les fragments de l’élégiaque Mimtierme. C’est bien, comme il le dit lui-mèine, le travail de l'abeille qui, de sucs ravis à tant de fleurs, compose le miel le plus doux. — La partie priucipale de l’Élégie, c'est la seconde, celle qui a trait à la vieillesse (voy. la Palinodie, même livre, Élcg. XII); on y admire, chose précieuse à citer, une grande jeunesse de style et de pensées ; c’est un cernr jeune encore qui parle de la vieillesse, et surtout c’est un vrai poète. L'Élégie que Maximien a composée sur la vieillesse, languit |>endant trois cents vers; c’est la plainte d'un vieillard dont le cœur est resté ardent, dans un corps usé et flétri, et qui regrette non sa jeunesse, mais les forces qui al>andonnent sa vieillesse encore amoureuse. Jiivénal, dans sa Satire X, 188 et sqq. , présente uu tableau hideux de la vieillesse. Il ne s’est pas aperçu que ce vieillard qu’il couvre de houe, ce fut sou pere, ce sera lui-même , son fils, l'humanité tout entière; trop habitué à rechercher le pittoresque des effets et «les pensées, Juvéual est descendu à un réalisme affligeant qui cesse d’être de l’art. — I je début de l’élégie est d’Horace, Od. I. xxil :

Intrger vit*. scrlcrlsque purus.

Non eget Matins jactiiis, ne-que areu .

Nec v mena lis gravida sagittU.

Fuser , pharrtra .

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