V. 17. La Fontaine, Fables , VII, Xll
Il l.i trouve assise à la porte De son ami plongé dans un profond sommeil.
La fortune, avec ses vicissitudes, est un thème étemel de poésie ; Matiilius, Mtr. IV, 78, a dit : « Transit per ilium, ex illo fortuna venit. •» Les tragiques grecs abondent en semblables pensées; c’est comme une leçon perpétuelle qu’ils donnaient aux volages Athéniens. Voy. Sophocle, dut. 1158.
V. 19. Ici se dressent les deux grands noms de Pindarc et d’Horace. — Pindare , Ol. XII, invoque la Fortune Libératrice:
Tiv yàp ev 7cûvtü> xuôspvwv xai Qoai vâe;, iv yépaw TE Xactijnqpol 7tôX£[iot, xqtyopat fJovXaçopor atye piv àvôpwv tïôXX’ avo>, T«i Ô’ otu xûitoj pexapama xepvoiaat, xvXtvSovx’ éXntâEÇ. x. t. X.
Et Horace, Od. 1, xxxv, s’inspirant du poète lhebaiti :
O Diva , gratum qu* régi* Anlium
Te pauper ambit sollicita prrcc Ruri» rolonn»; te dominant rquoris Quiruuiqur Rithyna lactsdl Carpatliium petagus carina, etc.
A côté de ces belles invocations à 1a Fortune, ou peut mettre les beaux vers de Pctroue, Sa!. CXX. Cf. Dante, Div. Corn., Enfer, Vil.
KLÜUIKS
De diamant, d’azur, d’émeraudes ardent,
Aux gouffres du l’otose, aux antres de Golconde,
Tenir les rênes d’or qui gouvernent le monde,
Brillante déité ! tes riches favoris 25
Te fatiguent sans cesse et de vœux et de cris :
Peu satisfait le pauvre. O belle souveraine !
Peu ; seulement assez pour que, libre de chaîne,
Sur les bords où, malgré ses rides, ses revers,
Belle encor l’Italie attire l’univers, 30
Je puisse au sein des arts vivre et mourir tranquille !
('/est là que mes désirs m’ont promis un asile ;
C’est là qu’un plus beau ciel peut-être dans mes flancs Éteindra les douleurs et les sables brûlants.
Là j’irai t’oublier, rire de ton absence; 35
Là, dans un air plus pur respirer, en silence Et nonchalant du terme où finiront mes jours,
La santé, le repos, les arts et les amours.