‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 191 sur 424 · V. 31. Horace, Od. 1, u · texte numérisé non relu

V. 31. Horace, Od. 1, u

Junctcque Nymphis Gratis decrntc*

Altrrno terrain quatiunt pcde.

V. 32. C’est ainsi qu’Homère, ffrm. à Â poil. 196, nous dépeint les Grâces : *OpX*ûvT’, à>Xr,).wv £nl xapnip yeipa; Cx0V<Tat*

V. 40. [Expression latine (dit André dans ses notes sur Malherbe, p. 20) dont notre langue a été enrichie par l’usage heureux qu’en a fait Despréaux :

Mais sans crsse ignorants de nos propres besoins.]

V. 46. Dépendre est ici pris avec le sens du latin dependerey pendre de... André veut dire : sa voix est le lien puissant auquel sont attachés nos jours.

ELEGIES

Allume dans les sens un feu prompt et léger ; :>o

Mais les douces Vertus et les Grâces décentes N’inspirent aux cœurs purs que des flammes constantes.

Que ton œil voyageur île peuples en déserts Parcoure l’ancien monde et traverse les mers :

Rome antique partout, Rome, Rome immortelle.

Vit et respire, et tout semble vivre par elle.

De l’Atlas au Liban, de l’Euphrate au Bétis, 5

Du Tage au Rhin glacé, île l'Elbe au Tanais,

Et des flots de l’Euxin à ceux de l’Hyrcanie,

Partout elle a gravé le sceau de son génie.

Partout de longs chemins, des temples, des cités,

Des ponts, des aqueducs en arcades voûtés, 10

Des théâtres, des forts assis sur des collines,

Des bains, de grands palais ou de grandes ruines Gardent, empreints encor d’une puissante main,

Et cette Rome auguste et le grand nom romain ;

Et d’un peuple ignorant les débiles courages, 15

Etonnés et confus de si vastes ouvrages,

Aiment mieux assurer que de ces monuments Le bras seul des démons jeta les fondements.

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