LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES
Tel j etais autrefois et tel je suis encor :
Quand ma main imprudente a tari mon trésor ;
Quand , la nuit , accourant au sortir de la table ,
Si Fanni m’a fermé le seuil inexorable,
Je regagne mon toit. Là, lecteur studieux, 5
Content et sans désirs, je rends grâces aux dieux.
Je crie : « 0 soins de l’homme, inquiétudes vaines!
Oli! que de vide, hélas! dans les choses humaines ! Faut-il ainsi poursuivre, au hasard emportés,
Et l’argent et l’amour, aveugles déités! » io
Mais si Plutus revient de sa source dorée Conduire dans mes mains quelque veine égarée;
A mes signes, du fond de son appartement,
Si ma blanche voisine a souri mollement,