‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 201 sur 424 · LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES

Tel j etais autrefois et tel je suis encor :

Quand ma main imprudente a tari mon trésor ;

Quand , la nuit , accourant au sortir de la table ,

Si Fanni m’a fermé le seuil inexorable,

Je regagne mon toit. Là, lecteur studieux, 5

Content et sans désirs, je rends grâces aux dieux.

Je crie : « 0 soins de l’homme, inquiétudes vaines!

Oli! que de vide, hélas! dans les choses humaines ! Faut-il ainsi poursuivre, au hasard emportés,

Et l’argent et l’amour, aveugles déités! » io

Mais si Plutus revient de sa source dorée Conduire dans mes mains quelque veine égarée;

A mes signes, du fond de son appartement,

Si ma blanche voisine a souri mollement,

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