V. 11. Perse, Sal. III
.... Visa est si forte pecunia . slvc Candidn vicinl subri*lt molle puclla.
Cor tibi rite salit ?
Vers que M. Sainte-Beuve a justement rapprochés de ceux d'Horace, Od. I , ix, 2 1 : Num- et latentis proditor intimo Grains puellc risus ab angulo.
(’) Dans le troisième acte d'Jlesandre le (.rand. Racine se sert cinq fois du mot ■ soin • a*ec des nuances différentes. Britannirus donnerait lieu a une semblable remarque, ('/est un des mots que Rarine emplotr le plus fréquemment, en variant ses nuances A l’inüui.
ÉLÉGIES
Adieu les grands discours, et le volume antique, 15
Et le sage Lycée, et l’auguste Portique ;
Et reviennent en foule et soupirs et billets,
Soins de plaire, parfums et fêtes, et banquets,
Et longs regards d’amour, et molles élégies,
Etjusques au matin amoureuses orgies. 20
O jours de mon printemps, jours couronnés de rose,
A votre fuite en vain un long regret s’oppose.
Beaux jours, quoique souvent obscurcis de mes pleurs, Vous dont j’ai su jouir même au sein des douleurs,
Sur ma tête bientôt vos fleurs seront fanées ; 5
Hélas! bientôt le flux des rapides années Vous aura loin de moi fait voler sans retour.
Oh! si du moins alors je pouvais à mon tour,
V. IC. Le Lycée, temple d'Apollon Lycéen, fut bâti par I.ycus, fil» de Pandion (Pausanias, I, XIX). Le fut l’orateur Lycurgue qui en fit un gymnase (Plut. Vit. oral. VII), et ce fut là qu'Aristote tint école. Le Portique, décoré de peinture» célèbres (Pausanias, I, XV) , où s’assemblaient les philosophes (Lucien, Jupit. tragcrd. 16) et où Zéuon fonda l'école stoïcienne. Voy. Diog. Lacrt. VII, I, Zeno. — Dans le» si» derniers vers, la conjonction et se trouve onze foi» : c'est la manière du dix-septième siècle; Pascal emploie ainsi la conjonction et it chaque instant, soit entre deux phrases, soit entre deux membres de phrase.
XXL Cette élégie est très-belle. On ne saurait trop admirer dans Chénier cette
conviction profonde et inaltérable, que chez l’écrivain le talent et la moralité doivent marcher de front, et qu’aucune gloire n’absout les dérèglements du poète.