‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 210 sur 424 · V. 2fl. Ce vent rappelle celui de Racine dans Phidre · texte numérisé non relu

V. 2fl. Ce vent rappelle celui de Racine dans Phidre

L r Jour n'est pat plus pur que le fond de mon corur.

V. 35. « Liris, » rivière du Latium (Strabou, V, ni, G) ; ce sont les ombrages de la forêt de Marica dont parle André; voy. Lucaiti, Phars. Il, 424 ; Horace, Od. I , xxxi, et III, xvii.

LlVltE 1 — MÉDITATIONS — VOYAGES

Oubliant tout le monde, et du monde oublié !

Ah ! que ceux qui, plaignant l’amoureuse souffrance, 40 N’ont connu qu’une oisive et morne indifférence,

En bonheur, en plaisir pensent m’avoir vaincu :

Ils n’ont fait qu’exister, l’amant seul a vécu.

Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères Chacun d’un front serein déguise ses misères.

Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui Envie un autre humain qui se plaint comme lui.

Nul, des autres mortels ne mesure les peines, 5

Qu’ils savent tous cacher comme il cache les siennes ;

Et chacun, l’œil en pleurs, en son cœur douloureux Se dit : « Excepté moi, tout le monde est heureux. »

Ils sont tous malheureux. Leur prière importune

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