‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 225 sur 424 · V. 9. Tibulle, II, iv, U · texte numérisé non relu

V. 9. Tibulle, II, iv, U

N u ne et amara dlea, et nocti» atnarior umbru est ;

Omnia jam trbti tempora frllc madent.

Properce, I, I, 33 :

In me uustra Venus noctm eiercct amaras,

Et nullo vacuus tempnre défit amor.

Cf. Méléagre, Anal. I, p. 16, un. — Ronsard, Am. Il, xxiv , a dit, u'observaul j>;is la gradation des épithètes :

Ijt Jour m'est odieui , la nuit m'est importune.

LIVKE II — LYCOHIS

A déchirer un cœur qui n’adorait que vous ?

Amis, pardonnez-lui ; que jamais vos injures N’osent lui reprocher ma mort et ses parjures :

Je ne veux point pour moi que son cœur soit blessé,

Ni que pour l’outrager mon nom soit prononcé. 20

Ces amis m’étaient chers ; ils aimaient ma présence.

Je ne veux qu’être seul, je les fuis, les offense,

Ou bien, en me voyant, chacun avec effroi balance à me connaître et doute si c’est moi .

Est ce là cet ami, compagnon de leur joie, 2s

A de jeunes désirs comme eux toujours en proie,

Jeune amant des festins, des vers, de la beauté ?

Ce front pâle et mourant, d’ennuis inquiété,

Est celui d’un vieillard appesanti par l’âge.

Et qui déjà d’un pied touche au fatal rivage. 30

Sans doute, Lycoris, oui, j’ai fini mon sort Quand tu ne m’aimes plus et souhaites ma mort.

Amis, oui, j’ai vécu ; ma course est terminée.

Chaque heure m’est un jour, chaque jour une année ;

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