V. 34. Lucieu, Anal. H, p. 314, XXIX
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Virgile, Ègl. VIII, 43, a dit:
....... Hcc lux lolojam lougior an nu c»l.
Cf. Ronsard, Chanson et sonnet à Marie. — La Fontaine, OEuvr. div. , Egl., n'a-t-il pas dit : « Tout est siècle aux amants? » Et Racine , Frères ennemis, 11, I, daus un passage qui est une véritable élégie daus le gorit d’André Chénier :
Un moment, loin de voua, me durait une année ?
2i« élégies
Les amants malheureux vieillissent en un joui'.
\li ! n’éprouvez jamais les douleurs de l’amour :
Llles hâtent encor nos fuseaux si rapides;
Et, non moins que le temps, la tristesse a des rides.
Quoi, Gallus! quoi! le sort, si prés de ton berceau,
Ouvre à tes jeunes pas ce rapide tombeau ? 40
Hélas! mais quand j’aurai subi ma destinée,
Du Léthé bienfaisant la rive fortunée Me prépare un asile et des ombrages verts :
Là, les danses, les jeux, les suaves concerts,
Et la fraîche naïade, en ses grottes de mousse, 45
S’écoulant sur des fleurs, mélancolique et douce.
Là, jamais la beauté ne pleure ses attraits :
Elle aime, elle est constante, elle ne ment jamais ;
Là tout choix est heureux, toute ardeur mutuelle,
Et tout plaisir durable, et tout serment fidèle. 50
Que dis-je? on aime alors sans trouble ; et les amants, Ignorant le parjure, ignorent les serments.
Venez me consoler, aimables héroïnes.
O Léthé! fais-moi voir leurs retraites divines ;