‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 232 sur 424 · V. 12. Ronsard, Eurymcdon et CalHrcey chant · texte numérisé non relu

V. 12. Ronsard, Eurymcdon et CalHrcey chant

Ah ! belle Eau-Vke, ah! fille d'un rocher.

VI. — Voyez Pamy, le Cabinet de toilette , Pois. érot. 111, VII, sujet léger qui convenait au léger talent de Pamy. — L’éditeur de Pamy a heureusement rapproché de ces vers ce passage de Rousseau, Nouvelle Hélotse : « Mc voici dans ton cabinet ; me voici dans le sanctuaire de tout ce que mon ca*ur adore. . . que ce mystérieux séjour est charmant ! tout y flatte et nourrit l’ardeur qui me dévore. . . je crois entendre le son flatteur de ta voix. . . Julie, je te vois, je te sens partout. ••

222 ÉLÉGIES

Ces glaces, tant de fois belles de ta présence.

Ces coussins odorants, d’aromates remplis,

Sous tes membres divins tant de fois amollis; s

Ces franges en festons que tes mains ont touchées;

Ces (leurs dans les cristaux par toi-même attachées ;

L’air du soir si suave à la fin d’un beau jour,

Tout embrasait mon sang : tout mon sang est amour.

Non, plus de jeux jamais, non, jamais plus d’ivresses 10 N’ont chatouillé ce cœur affamé de caresses.

Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude.

O Camille! l’amour aime la solitude.

Ce qui n'est point Camille est un ennui pour moi.

Là, seul, celui qui t’aime est encore avec toi.

Que dis-je? Ab ! seul et loin d’une ingrate chérie, & Mon cœur sait se tromper. L’espoir, la rêverie,

La belle illusion la rendent à mes feux,

Mais sensible, mais tendre, et comme je la veux :

De ses refus d’apprêt oubliant l'artifice,

Indulgente à l’amour, sans fierté, sans caprice, 10

De son sexe cruel n’ayant que les appas.

Je la feins quelquefois attachée à mes pas ;

Je l’égare et l'entraîne en des routes secrétes,

Absente, je la tiens en des grotfps muettes. . .

VII. — V. 1 1. Ainsi dans Virgile, Én. IV, «3, Didon séparée d'Ênée :

Ilium alrtens atwrnlem nuditqne vidrtqur.

Page 1