V. 12. Ronsard, Eurymcdon et CalHrcey chant
Ah ! belle Eau-Vke, ah! fille d'un rocher.
VI. — Voyez Pamy, le Cabinet de toilette , Pois. érot. 111, VII, sujet léger qui convenait au léger talent de Pamy. — L’éditeur de Pamy a heureusement rapproché de ces vers ce passage de Rousseau, Nouvelle Hélotse : « Mc voici dans ton cabinet ; me voici dans le sanctuaire de tout ce que mon ca*ur adore. . . que ce mystérieux séjour est charmant ! tout y flatte et nourrit l’ardeur qui me dévore. . . je crois entendre le son flatteur de ta voix. . . Julie, je te vois, je te sens partout. ••
222 ÉLÉGIES
Ces glaces, tant de fois belles de ta présence.
Ces coussins odorants, d’aromates remplis,
Sous tes membres divins tant de fois amollis; s
Ces franges en festons que tes mains ont touchées;
Ces (leurs dans les cristaux par toi-même attachées ;
L’air du soir si suave à la fin d’un beau jour,
Tout embrasait mon sang : tout mon sang est amour.
Non, plus de jeux jamais, non, jamais plus d’ivresses 10 N’ont chatouillé ce cœur affamé de caresses.
Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude.
O Camille! l’amour aime la solitude.
Ce qui n'est point Camille est un ennui pour moi.
Là, seul, celui qui t’aime est encore avec toi.
Que dis-je? Ab ! seul et loin d’une ingrate chérie, & Mon cœur sait se tromper. L’espoir, la rêverie,
La belle illusion la rendent à mes feux,
Mais sensible, mais tendre, et comme je la veux :
De ses refus d’apprêt oubliant l'artifice,
Indulgente à l’amour, sans fierté, sans caprice, 10
De son sexe cruel n’ayant que les appas.
Je la feins quelquefois attachée à mes pas ;
Je l’égare et l'entraîne en des routes secrétes,
Absente, je la tiens en des grotfps muettes. . .
VII. — V. 1 1. Ainsi dans Virgile, Én. IV, «3, Didon séparée d'Ênée :
Ilium alrtens atwrnlem nuditqne vidrtqur.