A ABRI
Pourquoi de mes loisirs accuser la langueur?
Pourquoi vers des lauriers aiguillonner mon cœur?
Abel, que me veux-tu? Je suis heureux, tranquille.
Tu veux m uter mon bien, mon amour, ma Camille,
Mes rêves nonchalants, l’oisiveté, la paix ; 5
A l’ombre, au bord des eaux, le sommeil pur et frais. Ai-je connu jamais ces noms brillants de gloire Sur qui tu viens sans cesse arrêter ma mémoire? Pourquoi me rappeler, dans tes cris assidus,
Je ne sais quels projets que je ne connais plus? io
Que d’Achille outragé l’inexorable absence