‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 247 sur 424 · X. — V. 11. Ëd · texte numérisé non relu

X. — V. 11. Ëd

En scs brillantes nuits Cithéron n*a Jamais.

livrk ii — Camille:

Quel orage suivra ce banquet tant vanté, 15

S’il faut qu’à son oreille un mot en soit porté !

Oh ! vous ne savez pas jusqu’où va son empire.

Si j’ai loué des yeux, une bouche, un sourire;

Ou si, prés d’une belle assis en un repas,

Nos lèvres en riant ont murmuré tout bas, 20

Klle a tout vu. Bientôt cris, reproches, injure :

Un mot, un geste, un rien, tout était un parjure.

« Chacun pour cette belle avait vu mes égards;

Je lui parlais des yeux, je cherchais ses regards. »>

Et puis des pleurs ! des pleurs, que Memnon sur sa cendre 25 \ sa mère immortelle en a moins fait répandre.

Que dis-je? sa vengeance ose en venir aux coups ;

Elle me frappe. Et moi, je feins, dans mon courroux,

De la frapper aussi, mais d’une main légère,

Et je baise sa main impuissante et colère ; 30

Car ses bras ne sont forts qu’aux amoureux exploits.

La fureur ne peut même aigrir sa douce voix.

Ah! je l'aime bien mieux injuste qu’indolente ;

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