X. — V. 11. Ëd
En scs brillantes nuits Cithéron n*a Jamais.
livrk ii — Camille:
Quel orage suivra ce banquet tant vanté, 15
S’il faut qu’à son oreille un mot en soit porté !
Oh ! vous ne savez pas jusqu’où va son empire.
Si j’ai loué des yeux, une bouche, un sourire;
Ou si, prés d’une belle assis en un repas,
Nos lèvres en riant ont murmuré tout bas, 20
Klle a tout vu. Bientôt cris, reproches, injure :
Un mot, un geste, un rien, tout était un parjure.
« Chacun pour cette belle avait vu mes égards;
Je lui parlais des yeux, je cherchais ses regards. »>
Et puis des pleurs ! des pleurs, que Memnon sur sa cendre 25 \ sa mère immortelle en a moins fait répandre.
Que dis-je? sa vengeance ose en venir aux coups ;
Elle me frappe. Et moi, je feins, dans mon courroux,
De la frapper aussi, mais d’une main légère,
Et je baise sa main impuissante et colère ; 30
Car ses bras ne sont forts qu’aux amoureux exploits.
La fureur ne peut même aigrir sa douce voix.
Ah! je l'aime bien mieux injuste qu’indolente ;