‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 250 sur 424 · LIVRE II — CAMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II — CAMILLE

Le Ilot résonne au loin, de nos jeux égayé, Et qu’en son lit voisin le marchand éveillé, Ecoutant nos plaisirs d’une oreille jalouse, Redouble ses baisers à sa trop jeune épouse

Reste, reste avec nous, ù père des bons vins!

Dieu propice, ô Bacchus! toi dont les flots divins Versent le doux oubli de ces maux qu’on adore ;

Toi, devant qui l’amour s’enfuit et s’évapore,

Comme de ce cristal aux mobiles éclairs 5

Tes esprits odorants s’exhalent dans les airs.

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