‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 251 sur 424 · V. 54. Horace, Od. 111, xix · texte numérisé non relu

V. 54. Horace, Od. 111, xix

.... Sparge rosas. Audi.it invidus Uementem strrpltum Ljrcus,

Et ricina seni non habilla Lyco !

XI. — V. 1-6. ('.elle élégie est imitée de Tibulle, III, vi :

Candide Liber, adrs; sic ait tibi rajsiica «itis ,

.Sent per sic bedrra trmpora vincta géras.

Aufer et ipse me mu pariter mcdicando dolorctn :

Ssrpe tuo cecidlt mnnerc v Ictus Atnor.

Care puer, madrant grnrroso pocula Racrho ;

I , nobis prona funde fnlrrua manu.

Ile procul, durum , cur», genus. Ile labore*.

Mai» André semble se souvenir aussi de Properce, 111, XVII :

Ta potes insame Veneris compescrrr fastus,

Curarumque tuo lit mrdicina utero.

Per te Junguntur, per te solvuntur amantes :

Tu vitlum ei animo dilue. Bacchr , mro.

Pamy a médiocrement imité Properce. Voyez l’ode de Le Brun : A mes amis, dans un festin .

V. 3. Il y a, au second hémistiche, une antithèse familière aux poètes ; La Fontaine, Fab. VIII, XIII :

Ab I si vous connalssin comme mol certain ma|

(^ul nous p lait pt qui nous enchante I

23G ÉLÉGIES

Eli bien ! nies pas ont-ils refusé de vous suivre?

« Nous venons, disiez-vous, te conseiller de vivre.

■Vu lieu d’aller gémir, mendier des dédains,

Suis-nous, si tu le peux. 1^» joie à nos festins 10

T’appelle. Viens, les fleurs ont couronné la table ;

V iens, viens v consoler ton âme inconsolable. »

V ous voyez, mes amis, si de ce noble soin

Mon cœur tranquille et libre avait aucun besoin.

Camille dans mon cœur ne trouve plus des armes, 15 Et je l’entends nommer sans trouble, sans alarmes ;

Ma pensée est loin d’elle, et je n’en parle plus;

.le crois la voir muette et le regard confus,

Fleurante. Sa beauté présomptueuse et vaine

Lui disait qu’un captif, une fois dans sa chaîne, 20

Ne pouvait songer... Mais cpie nous font ses ennuis?

Jeune homme, apporte-nous d’autres fleurs et des fruits. Qu'esl-ce, amis? nos éclats, nos jeux se ralentissent?

Que tles verres plus grands dans nos mains se remplissent. Pourquoi vois-je languir ces vins abandonnés, 25

i Sous le liège tenace encore emprisonnés?

Voyons si ce premier, fils de l’Andalousie,

Y. 12. Amin’1 imite le vers célébré de VAthalie de Haciue :

Pour réparer des ans 1* Irréparable outrage.

André reviendra à celte forme savante dans V Invention, v. 24.

V. 19. Voici un exemple de ce participe présent employé comme adjectif; il est de Racine, dans Andromaque :

Pleurante, après «on char voulcz-tou* qu’on me voie?

Y. 22. Ainsi, dans Titmlle, 111, VI, 57, l'image de sa mai tresse réparait sans cesse à tes yeux ; des paroles d'amour montent a ses lèvres, et soudain :

Naiada Haccbus anal. Cev«as. o lrnfe nilni»ter !

Tcmperrt annnuim 3!ar< ia hmpha mer uni.

Non rgo . *i fugiat nontrar mnvivi.i mous»

Ignututn rupirns vana paella torum ,

Sol I ici tus rr pet a iii Iota suspiria nocic.

Tu puer, i , liquiduin fortius adde mcruiu.

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