‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 268 sur 424 · V. 49. Êd. 1820 et · texte numérisé non relu

V. 49. Êd. 1820 et

On brigue ses regards, elle s'aime . s'admire.

Supprimer la conjonction, c’est ne pas connaître le style d’André.

ÉLÉGIES

Un songe me l'amène, et mon sommeil s’enfuit.

Je la voyais en songe au milieu de la nuit;

Elle allait me cherchant sur sa couche fidèle, 5

Et me tendait les liras et m'appelait prés d’elle.

Les songes ne sont point capricieux et vains;

Ils ne vont point tromper les esprits des humains.

De l’Olympe souvent un songe est la réponse ;

Dans tous ceux des amants la vérité s’annonce. 10

Quel air suave et frais! le beau ciel ! le beau jour!

Les dieux me le gardaient; il est fait pour l’amour.

Quel charme de trouver la beauté paresseuse,

De venir visiter sa couche matineuse,

De venir la surprendre au moment que ses yeux 10

S’efforcent de s’ouvrir à la clarté des cieux ,

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