XVIII. - V. 10. Virgile, Égl. VIII
C mil mus ? an. qui .nuant, Ipal sibi somnia Unguut ?
Au surplus, comme ledit Segrais, Egl. III:
Un amant sans dormir «• forme bien de* aongra.
Kacine, Mitlur. III, iv, a dit sans image :
L'amour avidement croit tout ce qui le datte.
V. 13. Voyez, dans l 'Art if aimer, la même pensée traitée autrement. Ces deux morceaux ont, dans la forme et dans la pensée, un charme qui leur est propre. Varier la forme d’une même pensée tout eu restant dans les limites du beau pur , c’est là un don rare chez les poètes, et que possédait André Chénier; au contraire, Ronsard n’était poète qu’à la première inspiration. — Geul. Bernard, Art (T aimer , 11, a développé ce tableau :
C'eut au matin qu'un amant plus heureux Saisit l'instant d'un réveil amoureux, etc.
V. 14. « Matineuse , » épithète charmante et poétique. Ronsard a créé un grand nombre d'adjectifs en eitx ; les uns ont disparu, les autres sont restés. Plusieurs, que l’usage n’a pas consacrés, sont véritablement à regretter.
V. IG. Properce, qui peint les transports d’amour qui le saisissent au chevet de Cyuthie, n’a pas omis ce détail ra\ Usant; mais dans Pro|»erce, I, m, 31 , c’est la I une qui envahit la chambre de la belle dormeuse :
Douée divers** pcrcurrrn* lima frnrstra* .
Lima inoraturi* ardula luminibus ,
Composite»* Ictibus radil* patefreit ocrllu».