‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 307 sur 424 · A FAN N Y MALADE · texte numérisé non relu

A FAN N Y MALADE

Quelquefois un souffle rapide Obscurcit un moment sous sa vapeur humide L’or, qui reprend soudain sa brillante couleur :

Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée ,

Un moment l’haleine enflammée s

De ta beauté vermeille a fatigué la fleur.

De quel lendre et léger nuage Un peu de pâleur douce, épars sur ton visage,

Enveloppa tes traits calmes et languissants!

Quel regard, quel sourire, à peine sur ta couche 10

Entr’ouvraient tes yeux et ta bouche !

Et que de miel coulait de tes faibles accents!

Oh ! qu’une belle est plus à craindre Alors qu elle gémit, alors qu’on peut la plaindre,

Vif. — V. 4. Sirius se lève et se couche avec le soleil pendant les mois de juillet et d'août; André l'emploie pour le soleil , comme Virgile, Éncide, III, 141 :

Tum stériles eiurere Sirius agros.

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