XX. — Celle belle image rappelle Maitilius, A&lr. IV
Sic altls natura manrt ronvpta trnebri*,
F.t verum in carm est, miiltaque ambaginr rvrutn.
I»aii> André, le philosophe est assis au centre; dans Maniliiis r’rsl la Vérité ellemême. (Jette forêt sombre, n’esl-ce pas la forêt même de la tic au centre de laquelle Perse, Sa/. V, 34, place l'homme irrésolu? — Cf. Boileau, Sa/. IV.
INous y pouvons au loin plonger un long regard. »
Belle image que celle du philosophe ainsi dans l'ombre, au carrefour du labyrinthe, comprenant tout, immobile! Mais le poëtc n’csl pas immobile longtemps.
XXI. — « En poursuivant dans toutes les actions humaines les causes que j'y ai assignées, souvent je perds le fil, niais je le retrouve :
Ainsi dans les sentiers d’une forêt naissante,
A grands cris élancée, une meute pressante.
Aux vestiges connus dans les zéphyrs errants.
D'un agile chevreuil suit les pas odorants.
L’animal, pour tromper leur course suspendue, 5
Bondit, s’écarte, fuit, et la trace est perdue.
Furieux, de ses pas cachés dans ces déserts,
Leur narine inquiète interroge les airs, l*ar qui bientôt frappés de sa trace nouvelle,
Ils volent à grands cris sur sa route fidèle. » 10
XXII. — La pensée, suivante, pour le ton, fait songer à Pascal ; la brusquerie du début nous représente assez bien André en personne , causant :
« L'homme ju^e toujours les choses par les rapports qu elles ont avec lui. C’est bête. Lejeune homme sc perd dans un tas de
XXI. — ("est, plus développée, la comparaison de Lucrèce. I. tO.'»:
Na roque cane* ut montivags persape ferai
Naribux inventant infectas fronde quietrv *
Cum semel institerunt vestigia errta »iai :
Sic alid ex alio per te tutc Ipse videre Talibos In rebus poteri*, carcasque latcbras Insinuare omueis, et verum protrahere Inde.
V. 3. « .4ux vestiges connus. « C’est l'expression de Virgile, Enéitlc, Ml, 180 :
Et nuto nares contingit odore.