‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 399 sur 424 · XI. — V. 12. Boileau, Sut. sur /' Equivoque · texte numérisé non relu

XI. — V. 12. Boileau, Sut. sur /' Equivoque

Tool senv devient douteux, tout mot a deux tisagr*.

Kl, 4rt poétique , 11, 4, en parlant de l'invasion de la pointe italienne en France: Chique mot eut toujours deus visage* divers.

XII. — V. C*. Voici un vers de La Fontaine, Contes, IV, XVI, où la lettre B est à la rime :

An Joli Jeu d'amour ne sarhant A ni fl.

K T F H AG MK NT S

Chercher dans vos amants celui qu’on peut choisir, Qu’une belle ose aimer sans honte et sans scrupule, 5 Et qu’on ose soi-mème avouer pour émule!

Mais, dieux ! combien de fois notre orgueil ulcéré \ rougi du rival qui nous fut préféré !

Oui, Thersite souvent peut faire une inconstante.

Souvent l’appât du crime est tout ce qui vous tente. 10

Or, venez maintenant, graves compilateurs, Déployez pour mes vers vos balances critiques, Flétrissez-les du sceau des lettres italiques.

Assurez que ma muse est froide ou téméraire,

Que mes vers sont mauvais, que ma rime est vulgaire : 5

Je l’ai bien fait exprès ; votre chagrin m’est doux,

Je serais bien fâché qu’ils fussent bons pour vous.

Mon Dieu! lorsqu’imitant ce bon roi de Phrygie,

Vous jugez ou le drame, ou l’ode, ou l’élégie,

Faut-il que nul démon, ami du genre humain, io

Jamais à votre front ne porte votre main!

Mil. — Y. 9. Tltersi/e, bout l'on de l'a nuée grecque, l’homme le plus laid qui \iut sous I lion. Yov. son portrait dans Homère, Iliade , II, 21G.

XIV. — Y. 3. Les critiques, dans les citations, font imprimer en caractères italiques les passages qu’ils désignent spécialement à l’attention du lecteur.

V. 8. Le roi de Phrygie, c’est Midas. Voyez Epit res, IV, 19.

l>i POÉSIES DIVERSES

\ ous sauriez une fois combien les doctes veilles Sur votre tète auguste allongent les oreilles.

Grand rimeur aux dépens de ses ongles rongés...

Le bonheur des méchants est un crime des dieux.

XV. — Voyez Sainte-Beuve, Pcrtr. litt. — Horace, Sat. I, X, 70 ;

la vertu fjciendo

Sa-pe raput scaberet, vivo» et roderrt ungur*.

XVI. — Extrait des Commentaires sur Malherl*, p. 220, où André cite et traduit ainsi ce vers, qu'il dit être d'un poete comique :

0eoû £’ tqù; xaxoù; tvosupovstv.

ta* vers, sous cette forme, est attribut* à un poêle tragique anonyme (voy. Frngnt. Fur if>. et perdit. Trag. omnium, éd. Didot, p. 163) ; mais André sans doute se sou- \enait de l'avoir vu dans les Sentences de Ménandre, quoique avec cette variante : gctïtv ôvst5o; toù; xsxoû; tvÔatpovttv.

HYMNES ET ODES

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