A MARIE-JOSEPH DE CHÉNIER
Mon frère, que jamais la tristesse importune Ne trouble tes prospérités !
Va remplir à la fois la scène et la tribune :
Que les grandeurs et la fortune Te comblent de leurs biens, au talent mérités. 5
Que les muses, les arts toujours d’un nouveau lustre Embellissent tous tes travaux;
Et que, cédant à peine à ton vingtième lustre,
De ton tombeau la pierre illustre S’élève radieuse entre tous les tombeaux. 10