V. 12. Les ménades sont les femmes des halles
V. 20. <’*etto hyperbole» qui ici naît du sujet lui-même, est d’une grande beauté; c’est la même que Racine, Ath. V, v, a employée, en parlant d’Athalie :
O Dieu qur tu bravais en nos maint t'a livrée;
Rcnds-lui compte du &aug dont tu t'es enivrée I Lueain, P/i. 1, 330, l’a développée avec line énergie sauvage :
. . . Sullanum «olito tibi lambere ferrum Durât, Magne, sitis : nul tus semei ore rrceptus Pullulas patitur tanguis mansucsccrc fautes.
V. 21. Comme le remarque M. Sainte-Beuve, ces vers ont sans doute été écrits pendant les fêles théâtrales de la révolution, après le 10 août.
ET ODES
Dignes des vils tyrans qui dévorent la France, Dignes de l’atroce démence Du stupide David qu’autrefois j’ai chanté.
VU
« Sa langue est un fer chaud; dans ses veines brûlées Serpentent des fleuves de fiel. »
J’ai douze ans, en secret, dans les doctes vallées,
Cueilli le poétique miel :
Je veux un jour ouvrir ma ruche tout entière ; s
Dans tous mes vers on pourra voir Si ma Muse naquit haineuse et meurtrière.
Frustré d’un amoureux espoir,
Archiloque aux fureurs du belliqueux ïambe
Immole un beau-père menteur; 10
.Moi, ce n’est point au col d’un perfide Lycambe Que j’apprête un lacet vengeur.
V. 25. Écroulement des amitiés humaines ! tu 1791, André et Da\ûl célèbrent, l’un avec sa lyre, l'autre avec ses pinceaux, le serment du Jeu de paume, saluant tout deux avec enthousiasme l’aurore de la révolution ; en 1793, David s’est lancé dans la démagogie' ardente et siège à la Montagne : il fait de Lepelletier le héros d’un de ses tableaux, et prête à la mort de Marat l'éclat de son talent, taudis qu’ André, après s’ètre dévoué au salut du roi, célébré le dévouement de Charlotte Corday.
VU. — C' est encore à M. Sainte-Beuve que l’on doit de connaitre ces ln-aux vers.
V. 4. Pour la comparaison de l’aln'ille, voyez Elégies, I, XIX, 19.
V. 11. Horace, F.pod. VI, se compare au contraire à Archiloque :
Qualis Lycamba: «prrtun infido grner Aut acrr bonis Bupalo.
Archiloque, éperdument amoureux de Néobulé, fille de I.ycauibc, se la vit refuser ; indigné, il coin rit Lycambe d’injures dans des poésies fameuses, écrites en vers lambiques, créant ainsi un rhythme notneati, le bellii/ueiu: ïambe , pour ses fureurs surhumaines.
HYMNES
Ma foudre n’a jamais tonné pour mes injures.
La patrie allume ma voix;
La paix seule aguerrit mes pieuses morsures, is
Et mes fureurs servent les lois.
Contre les noirs Pythons et les hydres fangeuses,
Le feu, le fer, arment mes mains;
Extirper sans pitié ces bêtes vénéneuses,
C'est donner la vie aux humains. 20